La manufacture / Atelier

C'est à côté de Paris que Bernard Richards exerce secrètement cet art transmis familialement. De jour comme de nuit, avec ses compagnons, il tourne, assemble les pièces les plus complexes d'apparence, celles que les autres ne savent plus usiner. Les géants du luxe ou de l'horlogerie font appel à lui. En toute discrétion, bien sûr.

Pour Bernard Richards, le luxe est « un souci de technicité et de perfection à toutes les étapes ».

Pas de boîtier étampé d'une seule pièce solidaire des cornes mais au contraire un usinage séparé de chaque élément d'où l'extrême difficulté de rapporter les cornes par vissage sur le boîtier. Ainsi, on peut assembler différentes couleurs et matériaux (boîtier en titane noir, cornes en inox poli / boîtier en titane gris, cornes en inox poli).

Les boîtiers sont usinés dans des barres de titane de 3m de long alors que la plupart des marques retouchent un simple étampage de 16 à 18 mm d'épaisseur. Cette prouesse technique se traduit en chiffres avec 18 pièces différentes pour le boîtier au lieu de 2 ou 3 habituellement.

Chez BRM c’est « de l’excellence du détail que naît la performance ».

La boucle de bracelet ne comporte pas moins de 12 pièces, au lieu des 3 présentes couramment sur les montres haut de gamme.





Plus de 20 décalques sont nécessaires pour la réalisation du cadran de la montre.



Pour les aiguilles, Bernard Richards aurait pu se contenter des centaines de possibilités offertes par les sous-traitants, il n'en a rien fait en concevant lui-même des aiguilles ajourées dignes des plus beaux pédaliers de l'industrie automobile transalpine.



Les vis de montage de la montre sont également spécifiques, composées de 3 trous, leur temps d'usinage est presque 12 fois supérieur à la normale.





Enfin, toutes les opérations essentielles, que ce soit l'ajustage, l'assemblage, le réglage et le polissage, sont exécutées à la main.

Tout comme l'automobile, l'horlogerie a ses sorciers, connus uniquement d'un microcosme en quête d'absolu. Dans ce milieu élitiste, on ne parle jamais de séries de production, encore moins de productivité. Le seul maître-mot est la perfection !

Fort de son expérience horlogère de plus de 25 ans, BRM fabrique 2000 montres par an tous modèles confondus, et se détourne ainsi volontairement de toute production annuelle massive.

Il aura fallu deux ans de cachotteries et de tâtonnements au sein de cette micro manufacture, pour créer «La Première Montre BRM». Une pièce belle, indémodable, puissante, acérée. Survivant à toutes les modes.

Cet imposant chronographe automatique (GP44) est un concentré ultime de technologie numérique et de savoir faire. De la sélection du meilleur métal jusqu'à la mise en écrin, chaque opération de fabrication est exceptionnelle. Les pièces ne sont jamais travaillées par déformation, mais exclusivement par enlèvement de matière, leur structure moléculaire est ainsi parfaitement préservée. Les tolérances d'usinage tiennent plus de la nano-industrie que de l'horlogerie ! La BRM est un coup de folie, inclassable. Un objet hors norme. Son culte demain ne se fera pas par la quantité.